Golden Age

Golden Age

Qui a dit que le grand âge était synonyme d’ennui ? Golden Age nous ouvre les portes du Palace, une maison de retraite comme vous n’en avez jamais vue, à Miami. Dorures, lustres clinquants, sols en marbre ; entre hôtel de luxe et copie à l’américaine du château de Versailles, l’endroit est présenté par ses promoteurs comme la plus belle maison de retraite des États-Unis. Les pensionnaires y sont choyés par une armée d’employés dévoués à leurs moindres caprices, dans une ambiance de fête permanente. Une débauche de luxe, d’extravagance et de divertissement qui ne suffit cependant pas à effacer les angoisses de ceux qui y vivent. Et qui ne masque pas non plus les intentions des investisseurs pour qui la vieillesse est avant tout une source de revenu et un marché en plein essor. Golden Age nous propose une plongée dans cet univers baroque qui tente d’abolir la peur de la mort à coup de dollars, questionnant, en un saisissant tourbillon visuel, notre rapport à la vieillesse dans ce qu’il a pourtant de plus universel.

Céline Guénot, Vision du Réel

Madame

Madame

Madame, c’est Caroline, la grand-mère de Stéphane Riethauser. Une vieille dame dont on devine dès les premières images qu’elle cache, derrière sa coquette mise en pli et ses manières bourgeoises, une rare force de caractère. Leur relation est au cœur du film : un double autoportrait dans lequel la matriarche et son petit-fils cinéaste et gay se confient l’un à l’autre. Les archives familiales, d’une grande richesse, ne sont alors pas seulement la matière d’une (passionnante) saga familiale, mais surtout le moyen d’un dialogue réinventé du cinéaste avec lui-même, avec sa grand-mère, et avec la société bourgeoise dans laquelle il a grandi. C’est dans ces images et dans ces confrontations que le film trouve sa puissance subversive en déconstruisant un par un, avec une nécessaire sincérité, les clichés de genre qui enferment chacun dans un rôle. Des courts métrages en Super 8 tout à la gloire du machisme que tournait Stéphane enfant, à ce film-ci, il nous donne ainsi à voir l’itinéraire d’un homme qui a su, comme son aïeule avant lui, se libérer du carcan d’une société patriarcale.

Céline Guénot, Vision du Réel

Mon Tissu Préféré

Mon Tissu Préféré

La Bourgeoise de Damas avant la guerre, printemps 2011 : Nahla, 25 ans, est déchirée entre son ardent désir de liberté et l’espoir de quitter la Syrie et la menace quotidienne de la guerre.

Un mariage arrangé avec Samir pourrait la conduire aux Etats-Unis. Mais Nahla cherche le véritable amour et cherche refuge chez une voisine mystérieuse. Sur les traces de Belle de Jour et de Mille et une nuits, le film montre ouvertement et audacieusement, avec des images savamment composées et pleines de fantaisie, les bouleversements des idées de féminité et de masculinité au Moyen Orient.

Insulaire

Insulaire

Parfois la Suisse n’est qu’une île… Au milieu de l’océan Pacifique, un minuscule morceau de terre, appelé  Robinson Crusosé, abrite les descendants d’une colonie fondée par un aristocrate bernois. Ces insulaires isolés vivent de la pêche à la langouste et d’un peu de tourisme. Ils sont connectés au reste du monde par la télévision, internet et un navire qui vient du Chili pour les ravitailler une fois par mois. Ils aiment leur île, rude et inhospitalière et sont fiers de leurs origines et de leur culture suisse. Leur ancêtre Alfred von Rodt était un bouc émissaire de la noblesse bernoise. Epris d’aventure, il rompt avec sa famille, s’engage comme mercenaire et finit par créer un petit royaume sur cette île lointaine en 1877 sur lequel il règnera jusqu’à sa mort.

INSULAIRE raconte avec tendresse cette épopée par la voix de Mathieu Amalric. Et nous emmène à la rencontre de ces cousins lointains qui nous regardent avec un sourire en rêvant de liberté et d’indépendance.

La Séparation des Traces

La Séparation des Traces

Francis Reusser, photographe et réalisateur mythique, part à la recherche de son passé. Parcourant les rues d’Evian, les alpes et les images de ses films préférés, Reusser construit un carnet de voyage à travers sa mémoire cinématographique. Une topographie sentimentale inclassable et émouvante, pleine de nostalgie mais aussi de bonne humeur. Un chant de résistance. 

Le sujet ici se confond avec l’auteur, son rapport au monde, son capital mémoire. Archives jamais ouvertes, images et sons. L’enfance et ses lieux, la solitude orpheline, les premières vacances parmi les GI’S démobilisés. La délinquance juvénile à l’époque des blousons noirs et des mobylettes, la première caméra : la Fernsehen noir et blanc à tourelle de la Télévision romande. La découverte de la mise en scène, la nuit des bars, des mélanges, les paysages alpins qui se déplient sur la pellicule Eastman. Son voyage au cinéaste, du milieu d’un siècle au premier quart d’un autre, films et expérimentations numériques tous azimuts. Film d’un vivant parmi les morts. Souvenirs entrechoqués qui crachent les petites saletés des uns et de soi-même. Son auteur s’incarne au contour d’un plan, silhouette malmenée, le regard posé sur le déroulement de sa vie qu’il voit défiler. 

L’Invité

L’Invité

La vie monotone de Guido et Chiara est soudain chamboulée par un préservatif foutu. Guido, 38 ans, est parqué sur les canapés de ses amis. Il essaie de transformer ces turbulences en une chance de prendre un nouveau départ.

Guido mène une vie heureuse et simple avec sa petite amie Chiara jusqu’à ce qu’un jour un préservatif cassé vienne chambouler leur existence. Lorsque Guido flirte avec l’idée de fonder une famille, Chiara admet ses doutes grandissantes sur leur relation. Ils se disputent jusqu’à ce que Guido fasse ses valises et parte. Puisqu’il n’arrive pas à être seul, il demande à ses parents et aux amis de l’héberger. Alors qu’il fait la navette d’un canapé à l’autre, il acquiert une toute nouvelle perspective sur les relations quotidiennes et les enchevêtrements romantiques de sa famille et de ses amis. Guido, bientôt 40 ans, est loin du point où il s’est toujours vu à cette étape de vie. Désorienté à la fin d’un amour, il trouve encore le moyen de prendre les choses à la légère et d’envisager l’avenir avec le sourire.

Chris the Swiss

Chris the Swiss

Anja Kofmel admirait déjà son cousin Chris quand elle était petite fille. Sa mort mystérieuse au milieu des guerres yougoslaves en 1992 l’occupe encore aujourd’hui, car au moment de sa mort, le jeune journaliste suisse portait l’uniforme d’un groupe international de mercenaires. Pourquoi ? En tant que femme adulte, Anja décide de suivre son histoire. Elle essaie de comprendre la véritable implication de Chris dans ce conflit et nous emmne en Croatie. Elle raconte son voyage dans un beau mélange dans le documentaire et le film d’animation maintenant primé.

Vakuum

Vakuum

Au milieu des préparations pour son 35e jour de mariage, Meredith découvre avec surprise qu’elle est séropositive. En tant que transporteur, seul son mari André est remis en question. Plus la célébration du mariage se rapproche, plus fragile semble le mariage qui devrait être célébré. Courageuse, fâchée et pleine d’espoir, Meredith se rend compte qu’il ne peut y avoir un futur commun que si elle pardonne complètement à André. Mais combien de blessures l’amour endure-t-elle?

Clara Haskil – Le mystère de l’interprète

Clara Haskil – Le mystère de l’interprète

Mi-historique, mi-évocateur, le film rend compte de la trajectoire pour le moins mouvementée de la grande pianiste Clara Haskil. Pourquoi s’est-elle progressivement imposée comme une référence pour, aujourd’hui encore, fasciner autant ?

Cette question du mystère de l’interprète en sous-tend le propos et permet de découvrir celle que, de Vladimir Horowitz à Christian Zacharias, de Pablo Casals à Charlie Chaplin, considèrent comme une « interprète de génie ».

CERN et le Sens de la Beauté

CERN et le Sens de la Beauté

De magnifiques peintures rupestres et la recherche sur les particules subatomiques ? Voilà qui ne se trouve guère que dans le grand collisionneur souterrain du CERN, à Genève !

CERN et le sens de la beauté dévoile les secrets du laboratoire souterrain du CERN et montre à quel point la beauté et l’harmonie guident les scientifiques autant que les artistes. Les gigantesques machines du CERN saisissent des images à l’énergie aussi mystérieuse que les œuvres d’artistes tels qu’Olafur Eliasson, Michael Hoch, Carla Scaletti et de nombreux autres. Les images évoquent la spiritualité humaine et de liens avec la nature. Des liens qui ont été vécus dans la peur, dans l’expérience commune, dans la puissance destructrice et qui démontrent clairement aujourd’hui que l’humanité ne peut arrêter le réchauffement de la planète – le seul espace vital à sa disposition. Les scientifiques du CERN se mesurent aux grandes questions des philosophes et des mystiques – celles touchant à l’univers, à nos origines, à notre destin. Certains croient en Dieu, d’autres croient aux lois de la physique et aux formules mathématiques. Mais tous reconnaissent ne comprendre la nature insaisissable de la matière et du cosmos que grâce à leur sixième sens : le sens de la beauté.